Bénévole engagée : rencontre avec Christiane Cabarrus, présidente de la commission féminine

Francine NAFFER

28 février 2026

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis Christiane Cabarrus, j’ai une soixantaine d’années et je suis retraitée depuis trois ans. J’ai été responsable commerciale. Je suis également mère d’une fille de 30 ans et grand-mère d’un petit-fils.

Depuis combien de temps êtes-vous engagée dans le tennis ?

Je gravite autour du tennis depuis plus d’une vingtaine d’années. Ma fille a été championne de Guadeloupe de tennis à l’âge de 14 ans. Je l’ai accompagnée tout au long de son parcours. Elle a notamment disputé le championnat de France dans sa catégorie à Roland-Garros. Depuis cette période, je suis restée très proche du monde du tennis.

Quel est votre rôle en tant que présidente de la commission féminine ?

Mon rôle est de développer le tennis autour de la femme, mais aussi autour de la jeune fille et de l’enfant. Aujourd’hui, le constat est clair : il n’y a pas suffisamment de femmes qui gravitent dans le tennis, alors que le potentiel est bien là.

Par exemple, lorsque j’ai pris la présidence de la commission féminine, les tournois TMC (Tournois Multi-Chances) existaient chez les hommes, mais très peu de clubs organisaient ces compétitions pour les femmes. Deux ans plus tard, la situation a évolué : les clubs souhaitent désormais accueillir des TMC féminins.

Conformément aux orientations de la Fédération Française de Tennis, nous mettons également en place des compétitions très tôt pour les joueuses, notamment les Raquettes FFT.

Pourquoi est-il important de développer la pratique féminine ?

Il est important de développer le tennis féminin tout simplement parce que le tennis n’est pas une affaire d’hommes. C’est une affaire de tout le monde. C’est aussi un sport qui contribue à la santé et au bien-être. Nous avons donc besoin que les femmes soient de plus en plus présentes dans ce domaine.

Quelle action ou projet vous tient particulièrement à cœur ?

L’objectif est simple : aller partout où se trouvent les femmes et les inciter à prendre une raquette. Trop souvent, certaines pensent que le tennis est trop physique ou réservé à une certaine catégorie de personnes. Pourtant, le tennis appartient à tout le monde.

Il y a donc un véritable travail à mener : aller dans les entreprises, les associations, les CCAS, et même dans les EHPAD, pour encourager les femmes à découvrir ce sport.

Le projet qui me tient particulièrement à cœur est aussi de voir davantage de femmes dans la gouvernance de nos clubs, mais aussi parmi les arbitres, les juges de ligne ou les dirigeantes. Les femmes ne sont pas là uniquement pour être présentes : elles doivent pouvoir gérer des clubs, arbitrer, être compétitrices et participer pleinement à la vie du tennis.

Quel message souhaiteriez-vous adresser aux femmes qui hésitent à se lancer dans le tennis ou le padel ?

J’aimerais dire aux femmes et aux jeunes filles que le tennis est un véritable challenge. Sur le court, vous êtes seule avec votre raquette, face à votre adversaire, et vous devez gérer la situation. C’est un sport qui développe la confiance en soi, la prise de décision et le leadership.

Et il n’y a pas que le tennis : il existe aussi le beach tennis, le padel ou encore le pickleball. Si certaines trouvent le tennis trop exigeant, elles peuvent découvrir d’autres disciplines, parfois plus ludiques.

Mais l’essentiel reste le même : prenez une raquette et faites-vous plaisir.